LOCHEN RINPOCHE

 

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EXEMPLE EN ACTION

Lochen Rinpoche (Djétsune Tchang Tchoup Guièl Tsèn), Lama de Dagpo Datsang, est né dans la région du Dagpo officiellement en 1943, en fait en 1944. Il est le cinquième d'une famille de huit enfants.

Très jeune, il a été reconnu comme la réincarnation du grand Lorepa (voir ci-dessous), anachorète du XIIème siècle détaché des vanités mondaines et qui était le digne disciple d'un disciple de Jetsun Milarepa.

De fait, il montre encore cette fois les qualités d'un ermite aguerri. L'humilité est son blason.
Comment décrire Rinpoche? Une persévérance et une résistance hors du commun, alliées à une grande intelligence, le tout agrémenté et d'une extrême bienveillance envers tous, animaux (voir ci-dessous) comme humains (sachant que, dans le vocabulaire bouddhiste, bonté ne signifie pas faiblesse !) et surtout, surtout, une foi et une vénération totales envers ses Maîtres, dont notamment Dagpo Rinpoche.

Après sept années passées dans son propre monastère – Jara Gartog -, vers 12 ans, Rinpoche entre à Dagpo Datsang pour étudier la philosophie, et il prend immédiatement la tête de la classe. Pas pour longtemps: les tragiques événements de 1959 interrompent brutalement ses études. Son statut de Lama lui vaut aussitôt d'être assigné aux travaux obligatoires.

Il n'a que 15, 16 ans et le voilà en train de construire des routes en altitude. Alors que tant de ses compagnons meurent suite à des accidents et aux mauvais traitements, sa robuste constitution (et son moral d'acier) lui permet de survivre. Quelques années plus tard, sa situation s'améliore notablement quand il est affecté à une équipe de menuisiers. Sa dextérité manuelle le fait très vite apprécier par les militaires chinois pour qui il doit fabriquer tables et armoires. Ce qui lui permet d'obtenir à l'occasion quelques permissions.

C'est ainsi que, quand Dagpo Rinpoche se rend au Tibet en 1983, ils ont l'immense joie de se revoir. Lochen Rinpoche se met au service de son Maître pendant tout son séjour dans leur commune région d'origine.

Puis le travail du bois reprend jusqu'en 1987, année où il est enfin remis en "liberté" (surveillée, bien sûr). Il parvient bientôt à gagner l'Inde.

Il s'installe dans un ermitage non loin de Dharmsala et, durant cinq ans, se consacre à la méditation du Lamrim assidûment.
Dagpo Rinpoche le sort de son ermitage en lui demandant d'aller à Mundgod pour prendre soin des jeunes moines de Dagpo Datsang qui étudient la philosophie au monastère de Drepung Gomang. Lochen Rinpoche décide alors de reprendre ses études, mais … Bientôt, il lui faut aller à Kais (dans le nord de l’Inde) pour concevoir et superviser la construction du nouveau complexe monastique.
Mission accomplie avec succès, avec le couronnement de l'inauguration présidée par Sa Sainteté le Dalaï Lama en personne en 2005.
Depuis, Rinpoche vit à Kais au sein de la communauté qui compte environ 130 moines désormais. Il s'occupe avec la plus grande attention de ses élèves et réserve à tous ses visiteurs un accueil chaleureux.

LOREPA

Le Maître qui est à l'origine de la lignée de Lamas dont Lochen Rinpoche est l'actuel représentant s'appelle Gyälwa Lorepa (rGyal ba lo ras pa) et il a vécu de 1187-1250.

Parmi les principaux disciples de Tsangpa Gyare Yeshe Dorje, il est considéré comme le fondateur d'une branche de l'école Drukpa Kagyu : Meddruk (sMad 'brug).

Ses oeuvres complètes représentent rien moins que cinq volumes : Smad 'brug bstan pa'i mnga' bdag rgyal ba Lo ras pa Grags pa dbang phyug mchog gi gsung 'bum rin po che (Khenpo Shedup Tenzin & Lama Thinley Namgyal, Shri Gautam Buddha Vihar, Manjushri Bazar, Kathmandu, Nepal, 2002).
Lorepa

LE MAITRE ET LES ANIMAUX

Lochen rimpoche et le chien 1 Dans les années 1045, le Pandit indien Atisha choquait certains de ses disciples tibétains en se montrant doux et affectueux avec les animaux. Il en sauva des dizaines et des dizaines auxquels il permit de mourir de "leur belle mort", comme l'on dit.

A son image, Lochen Rinpoche, qui caresse sur cette photo un chien de garde d'origine "tibétaine", recueille souvent des animaux errants.
Actuellement, il a deux gros chiens au monastère, à Kaïs.

Il a aussi raconté que, lorsqu'il était astreint au travail obligatoire au Tibet, plutôt que de passer la nuit dans la promiscuité du baraquement, il avait obtenu la permission des gardes de se construire dehors un petit abri, ouvert à tous les vents - trois planches pour les murs et un bout de tôle ondulée en guise de toit. Trois chats lui tenaient compagnie à l'époque.